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Charles Fouqueray

il y a 11 minutes
3 min de lecture

Carnaval et Fête du Boeuf Gras.

Aquarelle sur papier.

Signé au crayon en bas à gauche. Titré en bas à droite.

30 x 44 cm

Collection particulière, France.

Provenance: Collection Jean Lafont (1922-2017), célèbre manadier.



Jules Charles Dominique Fouqueray (1869-1956) est un peintre, dessinateur, affichiste, illustrateur et décorateur . Expose au Salon des Artistes Français de 1889 à 1955.



BREVE BIOGRAPHIE.


Carrière : - 1887-1891. École des Beaux-Arts de Paris, élève de Cabanel et de Cormon.

Il se forme à Paris, dans un contexte académique orienté vers l’histoire, le portrait et la scène narrative. Ses premières années l’installent dans une pratique de dessinateur et d’illustrateur, base solide qui structurera toute sa production.

En 1900 est médaillé de l'Exposition Universelle de Paris.

De 1930 à 1950 il réalise une production régulière pour l’édition, affiches, suites d’estampes et illustrations de livres. Œuvres sur papier et toiles de formats moyens.

Charles Fouqueray sera aussi recherché pour ses scènes de marine, ses vues d’Orient et ses illustrations.

Concernant l'illustration, en voici un exemple avec la Fête du Boeuf Gras .



LE BOEUF GRAS, cortège d'une corporation devenue le coeur du CARNAVAL dans la seconde partie du XIXème à PARIS.

.

Une coutume née d'une revendication d'une corporation.

A partir du XVIIIe siècle, les bouchers prirent l’habitude de faire défiler un bœuf les jours gras. En effet, dans le cadre de leur fête corporative, ils déambulaient dans les rues avec un de leurs plus beaux spécimens.

La première apparition du bœuf gras date de 1739. Cette année-là, 15 garçons bouchers firent mener un bœuf sur les marches du Palais, afin de se rappeler au premier président du Parlement de Paris d’alors. Ils gardèrent ensuite l’habitude de venir présenter un bœuf aux autorités.

 

Comme le reste du Carnaval, cette habitude fut supprimée en 1790 à l’occasion de la Révolution. Toutefois, elle fut rétablie par Napoléon en 1805.  Cela permettait à l’empereur d’exalter à la fois les parisiens par le spectacle et les bouchers qui pouvaient ainsi pavaner dans les rues.

A partir de 1821, un jury fut institué pour choisir le plus beau bœuf. Installé au marché de Poissy, il avait la lourde tâche de désigner l’animal. Ce concours existe encore aujourd’hui : le Concours agricole lors du Salon de l’Agriculture. Le propriétaire de l’heureux élu était alors primé et le boucher acquéreur avait le droit à sa place dans le cortège.


Au Second Empire, le Bœuf gras était devenu pratiquement l’une des dernières attractions du Carnaval de Paris. La promenade des masques avait alors disparu. Au fil du temps, ce ne fut plus un seul bœuf qui avançait sur le pavé parisien mais quatre.


A partir de 1865, le cortège fut suivi d’une caravane publicitaire. Ainsi, en 1870, il faisait participer 400 personnes. La fête était aussi l’occasion de donner des beaux spectacles : Gargantua géant en 1866, lâcher de montgolfière à la forme d’un bœuf en 1868


Sous la République, progressivement le Bœuf gras se fit moins présent. Toutefois, la caravane publicitaire lui survécut quelques temps. Ainsi, dans les années 1880, de nombreux chars déambulaient ces jours gras .


Dans ce cortège, le boeuf gras était installé d’abord sur une charrette (1913) puis sur un char. C’était aussi l’occasion de mettre en valeur la boucherie qui avait pu acquérir l’animal. Ce phénomène aurait continué au moins dans les années 1930.

 Ref: Histoires de Paris/ Boeuf gras.

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